PEUGEOT 905

Publié le par POUPOUNE


Après avoir conquis deux titres mondiaux en rallyes avec la 205 Turbo 16 et enlevé quatre Paris-Dakar, l'équipe Peugeot Talbot Sport placée sous la direction de Jean Todt se lance un nouveau défi avec le Championnat du Monde d'Endurance et les 24 heures du Mans;

1988:

Peugeot lance son projet en 1988. Conçue sous la direction d'André de Cortanze, la 905 fait appel à des technologies d'avant-garde et bénéficie d'études aérodynamiques très poussées. Ainsi, son châssis en fibre de carbone réalisé en coopération avec Dassault bénéficie des dernières avancées de la recherche aéronautique et qui s'éloigne énormément de tout ce qui a été produit alors. Sur le plan mécanique, Jean-Pierre Boudy (un ancien de Renault F1) a opté pour un moteur V10 en alliage léger qui ne peut nier un air de famille prononcé avec les meilleures productions de la Formule 1 du moment. Affichant une remarquable qualité de fabrication et une présentation soignée dans le moindre détail.

1990:

La 905 est présentée officiellement le 4 juillet 1990 sur le circuit de Magny Cours et effectue ses premiers tours de roues publics avec l'expérimenté Jean-Pierre Jabouille. Chargé de la mise au point, celui-ci reprend du service actif en faisant débuter la nouveauté aux 480 km de Montréal en compagnie de Keke Rosberg.


1991:

La première année, en 1991, Peugeot ne vient pas avec de grands espoirs de victoire et aligne néanmoins deux voitures sur la grille de départ : les 905 n°5 et n°6. Objectif affiché de ces 24 Heures du Mans pour Peugeot : acquérir de l'expérience sur ce circuit. Après des essais qualificatifs très concluants, les deux voitures occupent la première ligne sur la grille de départ. Le départ est lui aussi tonitruant et les 905 font le « show » pendant. une heure. En effet, un début d'incendie se déclare sur la Peugeot n°5 avant que finalement elle abandonne à 18h30 en panne d'allumage. L'équipage Jabouille-Alliot éliminé, il reste encore Rosberg-Dalmas au volant de la n°6. Mais là encore, les problèmes techniques surgissent. A 21h45, la dernière 905 en course doit abandonner, à son tour : boîte de vitesse bloquée. Le bilan manceau est parfaitement conforme aux prévisions et autres pronostics. Les 905 sont véloces aux essais mais manquent de fiabilité, secret de toute victoire aux 24 Heures du Mans. L'édition 1991 des 24 Heures du Mans est donc celle de l'apprentissage.



1992:

C'est l'année de la revanche pour Peugeot. Après l'abandon de ses deux voitures lors de l'édition précédente,l'équipage Peugeot Sport a multiplié les séances d'essai d'endurance. En effet, entre décembre 1991 et mai 1992, six séances ont été effectuées. Il s'agit d'adapter une voiture « sprint », proche d'une F1 aux contraintes du Mans : 18 000 changements de vitesse, 4400 virages, freinages et accélérations, 14,5 millions de rotations des pistons, 4 passages où l'on atteint les 350 Km/h et des freinages très appuyés. Trois 905 sont donc engagées avec un objectif : gagner. En qualification, Peugeot réédite son exploit de l'année précédente en plaçant 2 voitures en tête. La concurrence s'annonce rude : Toyota a engagé 5 voitures, Mazda 2 tout comme Porsche. La course débute donc bien pour Peugeot qui ne tarde pas néanmoins à perdre la 905 N°31 lors d'un accrochage avec une Toyota. En tête de course, la bataille est rude entre Peugeot et Mazda. Mais malgré quelques petits problèmes techniques et des conditions climatiques dantesques, les 905 N°1 et N°2 terminent première et troisième. Une véritable récompense qui vient couronner le travail acharné d'une équipe sur-motivée.





1993:

Après la victoire de 1992, l'équipe Peugeot Talbot Sport, qui a également remporté le championnat du Monde des Voitures de Sport, remet donc son titre en jeu l'année suivante. Avec le retrait de Mazda, Porsche et Jaguar, le seul adversaire déclaré est l'équipe Toyota. Les trois 905 inscrites sont des versions Evolution 1bis. Le duel tant attendu a lieu. Il commence d'ailleurs dès les séances de qualification, les pilotes Peugeot et Toyota se rendant coup pour coup, Peugeot ayant le dernier mot. Les pilotes de chaque écurie rivalisent d'audace et de courage. La situation demeure indécise jusqu'à la nuit et le petit matin voit finalement le trio Peugeot s'envoler définitivement vers la victoire. Et malgré une courageuse résistance de la part de la Toyota N°36, Peugeot truste les 3 premières places. C'est la consécration pour l'entreprise et ses équipes.



Caractéristiques:

- Moteur:
  • Type : atmosphérique
  • Position : Transversal central arrière
  • Cylindre : 10 Cylindres en V à 80°
  • Cylindrée : 3499
  • Poids : 150
  • Puissance : 670 ch
- Transmission:
  • Embrayage : Triple disque carbone
  • Boîte de vitesse : Six rapports manuels
  • Vitesse maxi : 350 km/h
- Dimensions:
  • Longueur (mm) : 4800
  • Largeur (mm) : 1960
  • Hauteur (mm) : 1080
  • Empattement (mm) : 2800
  • Poids (kg) : 750
- Pneumatique:
  • Fournisseur : Michelin


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Publié dans Peugeot

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G
AH<br /> Toi aussi tu es pris par la frénésie de la finale
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G
Tu a vu les prix du GP de MAGNY COURS<br /> c'est cher<br /> Surtout ADELAIDE<br /> il y a aussi les tribunes devant les stands qui sont bien : on voit le départ et les entrées dans les stands
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G
Ben je l'ai prise seulement avec mon portable en petite résolution<br /> pour avoir de la place tellement il y avait à photographier puisque après GT allé au Musée SBARRO de PONTARLIER
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M
jolie voiture elle est bientot a toi (lol) bisous
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P
elle n'est pas bientôt à moi, mais elle est mythique... gros bisous et merci pour le com!
G
Super cette voiture<br /> J'en ai vu une au MUSEE PEUGEOT de SOCHAUX
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P
a oui, tu la prise en photo au moin?!!!